J’ai (enfin) rejoint Supercoop, le projet de supermarché coopératif et participatif à Bordeaux

Des mois et des mois que je surveillais d’un œil distrait le développement de ce projet de supermarché coopératif dans la métropole bordelaise. Pourquoi ne me suis-je pas engagée plus tôt ? Oh, vous savez, la peur d’aller à une réunion d’information peuplée de babos utopistes et de militants qui ne se lavent pas les cheveux. La gêne d’y aller toute seule et de ne pas savoir à qui parler. Et puis, mercredi, j’ai dit merde, cette fois j’y vais pour de bon !

supercoop, supermarché coopératif

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Et si on remplaçait le label bio par une étiquette « produit de merde » ?

C’est au cours d’une discussion animée sur le label bio, à mon ancien travail, qu’une de mes collègues s’est exclamée « Plutôt que de certifier le bio, on ferait mieux de créer un label pour les produits de merde ! » Cet éclair de génie nous a rappelé qu’avant d’être une lubie d’urbain aisé ou de hippie, l’agriculture biologique, locale et de saison était surtout la norme.

label bio et produits de merde
Vous reprendrez bien un peu de sel ?

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Cuisiner vite et sain : la soupe de légumes pour les nuls

Récemment, une copine m’a interpellée pour me demander : « Comment se nourrir sainement quand on n’y connaît rien en cuisine et qu’on n’a pas le temps ? » Pas de miracle : pour mieux manger, il va falloir enfiler le tablier. Est-on pour autant obligés de se lancer dans des entreprises périlleuses ? Du tout. La cuisine, ça peut être très simple, très sain, et même bon. Premier exemple : la soupe de légumes. Je vous donne ma recette ?

La soupe de légumes qui donne envie

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Les magasins bio sont-ils trop chers ? Consommer mieux #2

SÉRIE « Où faire ses courses pour consommer mieux ? » : Les magasins bio.

Qui dit bio dit cher. Trop cher. J’ai beau croire à la nécessité de consommer des produits exempts de pesticides chimiques et respectant une certaine philosophie… Il m’arrive fréquemment de m’étouffer en passant à la caisse. En matière de prix, les abus des grandes surfaces sont fréquemment montrés du doigt. La grande distribution profite de la confiance des consommateurs dans les produits bio pour augmenter leurs marges… Que dire alors des magasins bio, plus chers encore que les supermarchés ? Je me suis penchée sur leurs critères d’approvisionnement, les garanties qu’ils offrent et les astuces pour ne pas se ruiner.

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Peut-on faire confiance au bio de supermarché ? Consommer mieux #1

SÉRIE « Où faire ses courses pour consommer mieux ? » : La bio de supermarché.

Crise agricole, crise environnementale, scandales sanitaires et sociaux… Notre mode de consommation pose problème, mais comment changer ? Où peut-on acheter sain, éthique et écologique ? Les principes de la grande distribution sont-ils foncièrement incompatibles avec la philosophie du bio ? Peut-on faire confiance aux produits que l’on trouve dans les rayons des moyennes et grandes surfaces ?

Ou et le fromage?

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Où faire ses courses pour consommer mieux (bio, local, durable, éthique…) ?

Depuis ma conversion en chantre du bio-local-et-de-saison, on me pose souvent la même question : quel est l’endroit idéal pour faire ses courses et consommer mieux ? Où se trouve ce lieu magique où l’on pourrait acheter de bons produits, sains/frais/locaux/bios/responsables/durables/éthiques/et j’en passe et des meilleurs, sans casser son PEL ? La réponse est simple : dans la quatrième dimension. Quand on tente de résoudre une équation avec autant d’inconnues, il y a forcément un moment où ça foire. Il est donc important de prioriser.

Sainte nourriture bio

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Choisir une crème solaire efficace et sans produits toxiques

L’été est arrivé et avec lui, les dos-nus laissant apparaître les marques blanches de soutif sur fond rouge. Même si tu es tellement beau/belle avec la peau tannée que tu pourrais te faire l’amour, je ne saurais que te recommander de te dorer avec précautions. Sinon, ta séance de bronzage pourrait vite virer à la brûlure au 3e degré. Et personne n’aime les merguez carbonisées, tu le sais.

Pour éviter le drame, la crème solaire est ton amie. À condition de bien la choisir, et de bien l’utiliser.

Qu’y a t-il dans une crème solaire ?

En règle générale, une crème solaire est un mélange d’huile, d’eau, de substances qui jouent le rôle de filtres ultraviolets, et de conservateurs et additifs aux propriétés diverses et variées (facilité d’application de la crème, bonne odeur, texture, etc.)

Il faut toujours vérifier que la crème protège des UVA comme des UVB. Les premiers augmentent les risques de cancers, les seconds sont responsables des coups de soleil et mélanomes. Et pour ce faire, il existe deux sortes de filtres UV :

  • Les filtres chimiques : ils protègent la peau en absorbant les rayons UV. Ils ne sont efficaces que 30 minutes après l’application.
  • Les filtres minéraux : ils agissent comme un bouclier en reflétant les rayons du soleil, et ce dès qu’ils entrent en contact avec la peau. C’est le cas du dioxyde de titane ou de l’oxyde de zinc.

Pourquoi pas les crèmes à filtres chimiques ?

La première catégorie, les filtres chimiques, sont montrés du doigt car suspectés d’agir comme des perturbateurs endocriniens (c’est quoi un PE ?). De nombreuses souris de laboratoire tartinées de crème solaire ont développé des malformations (notamment au niveau des organes sexuels) ou accusé des retards de puberté.

Les filtres UV chimiques auraient donc des effets délétères sur l’organisme, en interférant avec le système endocrinien. Ils entraînent aussi une importante pollution des eaux, la destruction des récifs coralliens… En plus de s’accumuler dans les organismes des poissons. Que nous mangeons ensuite. Chérie, je te ressers un peu de benzophénone-4 ?

Les crèmes solaires, ça fait pschitt. (Je sors ?)

Filtres minéraux : attention aux nanos

Les filtres chimiques semblent donc à bannir : et si nous les remplacions par les filtres minéraux ? Bof… Ces crèmes sont difficiles à étaler et laissent des traces blanches sur la peau. Bref, tout le contraire du ventre doré et huilé que tu comptais exhiber sur la plage après avoir fait des abdos tout le mois de juin. (C’était de toute façon modérément efficace pour contrer les hectolitres de mojito que tu as bu).

Pour résoudre ce problème, les marques ont trouvé la solution : recourir à du dioxyde de titane ou à de l’oxyde de zinc sous forme de nanoparticules. Ce qui rend la crème solaire bien plus fluide et facile à étaler.

Or, on a encore un problème : du fait de leur toute petite taille, ces particules se faufilent jusqu’aux organes internes. Et les nombreuses applications possibles des nanotechnologies (en cosmétique mais aussi dans le textile, les emballages, l’automobile, l’électronique, etc.), font que personne n’est trop pressé de savoir si elles représentent ou non un risque pour la santé.

Pourtant, il existe en droit ce que l’on appelle le principe de précaution. Il suppose qu’on ne balance pas des substances partout tant qu’on n’a pas la preuve de leur innocuité. Et pour l’heure, les études scientifiques menées sur les nanos « se contredisent ». Certaines affirment qu’elles n’ont aucun effet néfaste pour l’homme. Et certaines démontrent une augmentation des risques de cancer. Ahem.

À éviter : additifs et conservateurs

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Quelques ingrédients à privilégier ou à éviter… (Source : Passeport Santé)

À noter que les additifs et les conservateurs dans les produits solaires peuvent aussi poser problème. C’est le cas par exemple du Triethanolamine. Il sert à réguler le pH, joue le rôle d’agent émulsifiant, de tensioactif et d’agent masquant. Il est susceptible d’entraîner le développement de nitrosamines (cancérigènes). Attention aussi au Disodium EDTA (permet de contrôler la stabilité et la viscosité du produit, mais contient des métaux lourds), des silicones…

Sans filtres chimiques et sans nanoparticules

D’un côté, un cocktail de substances qui, une fois dans notre organisme, se prennent pour des hormones. De l’autre, des particules qui peuvent se loger n’importe où dans notre organisme. Sans parler de toutes les substances annexes qui sont allergènes, cancérigènes, perturbatrices endocriniennes, et j’en passe.

Il nous faut donc trouver une crème solaire sans filtres chimiques, sans nanoparticules et sans additifs problématiques. Autrement dit, un trèfle à quatre feuilles. Ça existe, mais c’est rare.

L’écrasante majorité des produits solaires que nous achetons, y compris les grandes marques distribuées en pharmacie et donc spécialistes du « healthwashing » (Avène, La Roche-Posay et consorts) contiennent ces substances problématiques. Même les produits étiquetés « peaux sensibles » ou « gamme enfant ». Si cette information te laisse sceptique, lis cet article du blog La Vérité sur les Cosmétiques, qui étudie en détail la composition de plusieurs crèmes solaires. Il montre à quel point les industriels nous prennent pour des ventrèches.

Ce serait con de ramener un cancer de Cancun, quand même.

Je ne te répèterai jamais assez ton nouveau mantra : « les slogans des marques je ne croirai pas. » La seule information qui vaille, c’est la liste INCI. Le reste n’est que marketing, packaging, branding et autres trucs en -ing. (Comme fisting.)

Quel indice de protection choisir ?

Puisqu’on parle de marketing, abordons un peu le sujet « indice de protection » ou FPS (facteur de protection solaire). Beaucoup d’entre nous pensent qu’une vraie protection correspond à un indice 50 et au-delà. Saviez-vous qu’entre un indice 30 et un indice 50, la différence d’efficacité est absolument minime ?

FPS crème solaire
Extrait du blog du Pharmachien

Bref, encore une fois, tu t’es fait avoir, tu as acheté plein pot un produit pas plus efficace qu’un autre. Un indice 30 convient à tout le monde, même aux blonds vénitiens. Les peaux mattes pourront se contenter d’un indice 20.

Dans tous les cas, l’application est à renouveler toutes les deux heures et après chaque baignade. Et mettez-en PARTOUT, y compris sur les oreilles, dans la nuque et jusque sous le maillot. Sauf si vous voulez vraiment vous faire tatouer le contour de votre tanga au fer rouge.

Alors, quelle crème solaire acheter ?

Compliqué, tout ça… Concrètement, comment faire pour savoir quoi acheter quand on n’a pas de doctorat en chimie et pas prévu de poser un RTT pour aller choisir une crème solaire ?

Personnellement, j’ai trouvé à ma Biocoop un produit que j’utilise pour la 3e année consécutive et dont je suis assez satisfaite : le spray solaire Alga Maris des Laboratoires de Bizarritz. Il n’est pas beaucoup plus cher qu’une crème solaire de supermarché (regardez les prix au litre !) et sa composition est ce que j’ai trouvé de plus propre.

Sans filtres chimiques et sans nanos, sans alcool, sans parabènes. Clean, quoi. Il n’a pas non plus d’odeur bizarre. Le seul inconvénient, c’est que la texture est épaisse, un peu blanche, et qu’il faut prendre son temps pour l’étaler. Mais je préfère avoir quelques marques blanches aujourd’hui que faire une chimiothérapie dans 30 ans.

crème solaire alga maris
Oui, j’ai pris un indice 50+, mais c’est parce qu’il n’y avait plus de FPS 30 ce jour-là…

EDIT du 12/06/2017 : Plusieurs lecteurs m’ont signalé des problèmes avec le dioxyde de titane. Pour rappel, il faut distinguer sa forme nano et sa forme non-nano, le danger étant accru dans le premier cas. Mais il est vrai qu’il est soupçonné d’être cancérigène, même quand il est micronisé.

La question n’est pas vraiment tranchée, et j’ai eu du mal à trouver des infos là-dessus. Pour ceux qui voudraient s’en passer par précautions, il existe des crèmes sans dioxyde de titane. Badger, par exemple, propose une crème solaire à l’oxyde de zinc. MAIS, car il y a un MAIS… Celui-ci serait toxique pour l’environnement.

Quel est le produit parfait, me demandez-vous ? Comme l’explique le blog Cosmebio, j’ai bien peur qu’actuellement, il n’y en ait pas. Inutile de vous dire que j’ai mis toutes mes alertes Google sur le coup, en attendant du nouveau.

Mais qu’est-ce qu’on va devenir ?

Ben en fait, avec un peu de bon sens, on peut éviter pas mal de risques. Moins tu fais la crêpe en plein soleil, moins t’as besoin de t’étaler de la crème sur le museau.

Morale de l’histoire : n’oublie pas ton parasol pour aller à la plage.

Sources et références :