2 juin 2022

Prendre soin de soi dans le changement

Modifier ses habitudes. Consommer autrement. Se reconvertir. Déménager. Changer de mode de vie. Lancer un collectif, une entreprise ou un projet. Proposer une discussion à cœur ouvert. Dire non. Bâtir son autonomie.

Il y a 1001 façons d’initier le changement, des plus l’air-de-rien aux plus ambitieuses.

À chaque décision qui te confronte à l’inconnu, tu te positionnes en leader du changement. Qu’il soit petit ou grand, pour une heure ou pour un an.

Le changement est un processus exigeant

C’est un saut dans l’inconnu – et ça n’est pas rien. (Même si, peut-être, tu estimes que ce n’est pas assez.)

Le changement entraîne une perte de repères. Parfois, il peut être vécu comme un effondrement du monde ou de sa propre identité.

Rien d’étonnant à ce qu’on lui résiste autant.

Il faut une belle dose de courage pour lâcher ce qu’on connaît, et prendre le risque de créer autre chose, sans impression de contrôle ni garantie de résultat.

C’est un processus déstabilisant et énergivore, pour lequel on a parfois les ressources… et parfois pas. Il nous demande de dépasser nos propres résistances, de maintenir notre enthousiasme devant celles des autres, d’avancer sur des chemins non balisés, de se planter pour apprendre et de recommencer.

Cette conscience de ce qu’implique le changement me paraît essentielle, pour pouvoir mieux prendre soin de soi et des autres lorsqu’on y est confronté·es.

On peut toujours se blâmer de ne pas oser, de ne pas faire plus ou plus vite ou mieux, de s’être trompé·e. (Et on ne s’en prive pas, d’ailleurs.)

Mais ce petit tribunal interne ne fait que saper notre motivation et amputer notre pouvoir d’action.

Comment prendre soin de soi dans le changement ?

Pour maintenir le cap du changement, nous avons besoin de conscience. Pas de jugements.

Conscience de ce que la transformation exige de nous, pour y répondre par un niveau de soin adapté.

Par exemple :

  • Accueillir nos résistances pour ce qu’elles sont : des réactions humaines inévitables. Je lance un projet et j’ai peur que ça ne marche pas ? C’est OK. J’arrête de manger de la viande et j’ai peur que mes proches le prennent mal ? C’est OK aussi. Ça ne fait pas de moi quelqu’un de faible ou de lâche : juste un·e humain·e normalement constitué·e, qui vit la résistance au changement. Si je me juge pour ça, si je me convainc qu’il ne faut plus avoir peur pour avancer, je me condamne à l’immobilité. Alors au lieu de la dureté, je peux offrir de l’amour et de la compassion à cette part de moi qui flippe. Lui demander comment je peux la rassurer, et lui donner ce dont elle a besoin pour avancer.
  • Écouter notre besoin de sécurité. Quand nos repères sont bouleversés, c’est bien normal de rechercher de la sécurité. Le problème ? C’est que bien souvent, on se crispe sur ce qui est précisément en train de changer. Alors où trouver des formes de sécurité plus fiables ? En identifiant nos ressources : que ce soit nos économies et le temps d’expérimentation qu’elles nous offrent (dans le cas d’une reconversion par exemple), les compétences et savoirs que nous avons ou que nous pouvons solliciter, l’amour de nos proches, l’aide de nos voisin·es, le toit au-dessus de notre tête, notre propre présence, celle de la nature… Quand tout bouge autour ou en moi, je peux identifier et apprécier ce qui reste stable, et m’y reposer.
  • Trouver du soutien et renforcer les liens. Le changement est un processus intime, mais ça ne signifie pas qu’on doive le vivre seul·e. Je peux partager ce que je vis à mon entourage et demander du soutien (qui peut prendre la forme d’une simple écoute). Je peux aussi échanger avec des personnes qui vivent la même chose que moi, et me sentir entourée, comprise, épaulée, inspirée.

En bref : le changement est suffisamment brassant comme ça. Il n’y a pas besoin d’y rajouter de la maltraitance de soi.

Alors soyons conscient·es de ce que nous fait vivre le changement, et offrons-nous le nécessaire pour le traverser et le créer.


Aller plus loin avec moi

C’est de cette envie de soutenir ceux·celles qui impulsent des transformations (dans leur vie, activité, association, collectif, projet…) qu’est né Leader du changement. Avec ce programme, j’ai créé un espace de formation et d’accompagnement, mais aussi de prise de recul, de partage et d’entraide pour les personnes qui veulent développer leur leadership et leurs compétences en conduite du changement.

📝 Les détails du programme sont là. (Candidatures jusqu’au 15 juin.)

☎️ Et pour prendre RDV avec moi pour en discuter, c’est là. 

Je réponds également aux questions par e-mail 😊

💬 Et toi, comment prends-tu soin de toi dans la machine à laver du changement ? Dis le moi en commentaire !

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1 Commentaire

  1. Ikrame in Toulouse

    Merci pour cet article très intéressant! Exactement, c’est très important de prendre soin de soi lors d’un processus de changement parce que ce n’est pas facile autant sur le côté physique que sur le côté morale!

    Réponse

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