Salle de bains zéro déchet (ou presque) : quelques pistes pour débuter

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Lundi matin. D’un geste machinal du pied, vous écrasez la pédale de la poubelle pour y jeter un énième mouchoir en papier. Mais l’indélicat rebondit et vous retombe sur le pied. Quoi ? La poubelle est ENCORE pleine ? Vous avez l’impression de passer votre vie à la vider… Et c’est probablement vrai.

Bref rappel : chaque Français a produit en moyenne 277 kg d’ordures ménagères par an. Gaspillage alimentaire, matières recyclables qui ne sont pas triées et déchets que nous pourrions éviter de produire… S’il y a bien un truc qui n’est pas au régime chez nous, c’est notre poubelle.

Alors, par quoi on commence quand on n’y connaît rien ?

Troquer le gel douche pour le savon de Marseille

Je vous en parlais la semaine dernière : sain, écologique, économique… Sous la douche, le savon de Marseille vert (à l’huile d’olive) n’a que des avantages. Attention : « sodium palmate », c’est de l’huile de palme, fuyez à tout prix !

Le savon de Marseille permet d’éviter le recours à des flacons doseurs ou des flacons-pompes, qui bien que recyclables, n’en nécessitent pas moins de l’énergie pour être produits, collectés puis recyclés.

Où acheter du savon de Marseille ?

Essayez le savon vert de Marius Fabre ou bien encore ceux d’Alepia, le Fer à Cheval, la Corvette, la… En vente en ligne ou dans les magasins spécialisés.

Shampoing, déodorant, dentifrice : choisissez-les solides !

Vous connaissez peut-être Lamazuna, cette marque pionnière dans la fabrication de cosmétiques solides et donc zéro déchet. Depuis quelques années, on peut dire que la mayonnaise a pris et que la tendance s’est répandue, popularisée notamment par Béa Johnson et la Famille (presque) zéro déchet.

Par exemple, je viens juste de terminer mon dentifrice solide Pachamamaï, une très bonne surprise. Son prix (12€ avec la petite boîte, 9€ la recharge) m’avait rebutée, mais il a duré plus de 6 mois, et son goût est super agréable. (Bref, un test bien plus concluant que la fois où j’ai essayé de me brosser les dents au savon de Marseille…)

Où acheter du shampoing solide, du déodorant solide ou du dentifrice solide ?

Plusieurs marques proposent aujourd’hui des produits d’hygiène de ce type, faciles à transporter et qui durent longtemps. En magasin bio, dans les magasins de vrac ou sur les Internets, l’offre en shampoings, déodorants ou dentifrices solides n’arrête pas de s’étoffer.

Et pourquoi pas les brosses à dents biodégradables ?

Vous le savez, une brosse à dents est généralement faite de plastique. Et comme on en change régulièrement (du moins, tous les 2 à 3 mois si vous êtes des individus propres et avec une hygiène buccale qui n’est pas douteuse), ça génère au final pas mal de déchets.

Côté brosses à dents à tête rechargeable, j’aime bien les Monte Bianco. Certes, le manche est en plastique, mais on ne le jette pas. On ne remplace que la tête, à la même fréquence qu’on changerait de brosse à dents.

Sinon, il y a les brosses à dents compostables, fabriquées en bambou. Il suffit de casser la tête et de la jeter aux ordures ménagères, car le nylon des poils n’est malheureusement pas biodégradable.

Où acheter une brosse à dents biodégradable ?

La moins chère que je connaisse est vendue sur le site de Nos Mondes Alternatifs. Je la teste en ce moment, et je n’en pense que du bien !

(À noter qu’ils proposent aussi un coffret pour salle de bains zéro déchet, bien pratique si vous débutez !)

Démaquillage et soin du visage : vive les lingettes lavables !

Adepte des lingettes lavables depuis plusieurs années, j’ai pu tester plusieurs marques avec plus ou moins de succès. Mes préférées ? Les lingettes lavables en coton bio proposées par Les Tendances d’Emma, qui s’est lancée là-dedans dès 2009. C’est-à-dire bien avant que le zéro déchet ne devienne « tendance », justement…

Les 3 types de carrés démaquillants lavables existant chez Les Tendances d’Emma (©LRdT)

La marque m’a envoyé un petit kit pour essayer plusieurs matières. Je n’ai pas été convaincue par le bambou, trop épais et trop rugueux pour moi. Après, je ne m’en sers que pour me démaquiller après une Saturday night fever et me débarbouiller le museau à l’hydrolat le reste du temps… J’imagine que tout dépend l’usage qu’on en fait !

J’ai en revanche beaucoup aimé l’eucalyptus, tout doux même si la lingette est encore un peu trop épaisse à mon goût. Bref, mon chouchou, c’est le coton bio : doux, agréable, facile à manier et à laver (même à la main).

Point intéressant : la marque explique en détails les avantages de chaque type de tissu, pour faire ses choix avec le maximum d’informations en tête !

Où acheter des lingettes lavables ?

Vous les trouverez facilement sur le ouèbe. Mais aussi certainement près de chez vous… De plus en plus de magasins bio et d’épiceries sans emballage proposent des lingettes lavables, parfois à l’unité comme au Day by Day.

L’oriculi, ou le nettoyeur d’oreilles écologique

L’oriculi, c’est un cure-oreilles en bambou, lavable et donc réutilisable, qui remplace une bonne fois pour toute les cotons-tige en plastique. Ceux-ci seront de toute façon interdits d’ici à 2020 : autant adopter de bons réflexes tout de suite !

Où trouver un oriculi ?

Là encore, magasins bio ou sans emballage se mettent au diapason. Sur les Internets, il y a par exemple Greenweez ou Nos Mondes Alternatifs.

Sur le chemin du zéro déchet…

Votre métamorphose ne s’arrête pas là. Pour les plus avancés / enthousiastes / motivés d’entre vous, voici plein d’autres pistes pour produire moins de déchets dans sa salle de bains :

  • Faire le ménage au vinaigre blanc. 1/3 de vinaigre blanc, 2/3 d’eau chaude, quelques gouttes d’HE de citron ou de tea tree pour ceux qui veulent… Ce n’est ni cher, ni compliqué de faire ses produits ménagers.
  • Utiliser une éponge lavable. Moi, depuis que j’ai branché ma mamie tricoteuse sur les Tawashi, c’est une vraie usine à éponges. Il en sort toutes les semaines de chez elle, pour toute sa famille et ses amis. Mais si vous n’avez pas la chance d’avoir Odette dans les parages, ça s’achète, aussi. Sur Etsy par exemple.
  • Troquer les tampons pour la cup. Pour les lectrices (et les lecteurs qui s’informent 😉 ) que ça intéresse, je vous ferais bien volontiers un retour d’expérience de la coupe menstruelle, testée, adoptée et adorée.
  • Abandonner les mouchoirs en papier pour retrouver les mouchoirs lavables. Alors là, ni testé, ni approuvé. Et je décline toute responsabilité concernant les conséquences de cette transition sur votre vie sociale. Mais paraît-il que ce serait bien de s’y mettre…
  • Faire pipi dans la douche. Soyons sérieux, tout le monde le fait. (Non ? Ah, merde.)
  • Ne pas multiplier les produits de soin miracles et inutiles : de l’huile pour le démaquillage, un savon surgras ou un nettoyant doux pour le visage, une crème hydratante et roule ma poule. ET REPOSEZ MOI CETTE CRÈME ANTICELLULITE NONDIDIOU.
  • Utiliser du papier toilette et des préservatifs biodégradables et compostables. Non, je déconne.

Et vous, c’est quoi vos réflexes pour une salle de bains zéro déchet ? Des retours sur les produits que j’ai mentionné ? D’autres à signaler ? Des infos, des astuces ? J’attends vos messages 😉

3 commentaires

  1. 6-20 Répondre

    Je fais partie de ceux incapable de faire pipi sous la douche. Je n’arrive pas à franchir le cap !
    Mais je jure adopter plein de bons réflexes pour limiter les consommations de ressources et mon impact d’être vivant dans la société de consommation !

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