14 octobre 2021

Déménager à la montagne : de l’idée à la réalité

Fin août, mon amoureux et moi on a réalisé notre rêve : quitter Bordeaux pour déménager à la montagne. Plus précisément dans les Pyrénées. Ça peut sembler anodin pour certain·es, énorme pour d’autres. Pour nous, ce changement de vie a soulevé pas mal de questions, réveillé des peurs, remué notre relation et demandé d’élever notre niveau d’affirmation. Ça ne s’est pas fait en un claquement de doigt, encore aujourd’hui ce n’est pas toujours confortable… Mais on est tellement heureux·ses d’avoir sauté le pas !

Les évènements depuis le premier confinement ont donné à beaucoup de personnes l’envie de vivre ailleurs, quitter la ville pour la campagne, la mer ou la montagne. Du coup, j’ai eu envie de raconter notre expérience, en espérant qu’elle puisse inspirer, aider et/ou donner des clés.

Dans cet article, je partage :

  1. Les étapes du déménagement, de l’idée qui naît à notre ensevelissement sous les cartons.
  2. Ce qui nous a permis de nous lancer.
  3. Comment on se sent aujourd’hui et comment on voit la suite.

Les étapes du déménagement à la montagne

Mars 2020 : « J’ai envie d’habiter dans les Pyrénées »

L’idée de partir vivre dans les Pyrénées me tombe dessus en mars 2020. Pendant le confinement, je fais régulièrement cet exercice de m’allonger pour simplement être à l’écoute de moi-même. Un matin, alors que j’ai les yeux fermés, un désir d’une simplicité et d’une évidence révoltantes apparaît : habiter dans les Pyrénées.

Je partage cette idée à Nico (mon amoureux), qui me répond en substance : moi aussi j’adorerais y habiter, mais jamais je trouverais de boulot là-bas. Il bosse pour une grosse boîte de jeux vidéos, et même s’il se questionne sur sa vie professionnelle, il ne se sent pas prêt à lâcher son job.

Ce « oui mais non » ne nous empêche pas de rêver ensemble : un après-midi d’avril, je propose qu’on pose sur une grande feuille les critères de notre maison de rêve. On se lâche, en distinguant le non-négociable (souligné en rouge) du négociable-mais-ça-serait-cool-quand-même. Il en ressort une maison économe en énergie, dans des matériaux chaleureux et éco-responsables, avec de l’espace pour créer et accueillir du monde, un jardin nourricier, un beau cadre de vie avec forêt et montagne à proximité, mais sans être trop isolés. On souhaite aussi pouvoir faire ça avec d’autres couples, en format « chacun·e chez soi, mais avec des espaces et équipements mutualisés ».

Quelques mois (ou peut-être même quelques semaines) plus tard, Nico traverse une vraie crise de sens dans son boulot, qui se solde par une démission en juin. L’adoption de Lili, notre cocker, lui a ouvert les yeux et a réveillé l’envie de travailler avec les animaux.

Été 2020 : Premier repérage

Pendant l’été 2020, on part donc se balader dans les Pyrénées pour faire du repérage et commencer à se projeter. On élimine la vallée d’Argelès-Gazost, trop touristique à notre goût, et l’Ariège, trop paumée. C’est dans les vallées de Campan et de Lesponne (proche Bagnères-de-Bigorre, Hautes-Pyrénées) que je sens toutes mes cellules vibrer. On crapahute dans les montagnes avec Nico en se disant qu’on se verrait bien vivre ici.

Au cours de cette semaine d’exploration, on provoque de chouettes rencontres avec des gens du coin, comme Éléa de l’association Padaw’Ânes qui fait de la médiation animale, ou Delphine et Chris d’Artahe qui proposent des itinérances muletières et des séjours autonomie en montagne.

Dans nos rêves, on aimerait beaucoup habiter avec ou près de nos potes Claire et Mélissa, dont les envies et valeurs sont très proches des nôtres.

De retour à Bordeaux, Nico trouve une formation d’éducateur canin : 4 mois à temps quasi-complet, à 40 minutes de chez nous. Nous sommes donc « bloqué·es » là jusque fin décembre. Je suis frustrée que rien ne puisse bouger avant 2021, je suis déjà prête à décoller. Des échanges réguliers avec des ami·es sur l’habitat partagé, les modes de vie alternatifs, etc. m’aident à rester en contact avec mon rêve et prendre mon mal en patience.

Hiver 2020-2021 : Coup de mou

Fin 2020, notre relation se tend. On fait une grosse remise à plat : qu’est-ce qui nous va et ne nous va pas, qu’est-ce qu’on veut aujourd’hui. Ça secoue pas mal.

Nico a démarré son activité de comportementaliste en trombe, puisque sa formatrice lui a confié quasi tout son portefeuille client. L’essentiel de son énergie est mobilisée à gérer cette nouvelle réalité de micro-entrepreneur et d’éducateur canin en activité. De mon côté, je suis à la fois fière et heureuse pour lui… Et dépitée que ça repousse encore nos projets.

On discute beaucoup, on écoute nos ressentis et on se les partage – ce qui nous évite pas mal d’incompréhensions, de frustrations, de non-dits… Et donc de conflits.

En février 2021, on part dans le Puy-de-Dôme rendre visite à Claire et Mélissa, pour voir si l’Auvergne nous plairait et peut-être avancer sur un projet commun. Il y a une entente incroyable entre nous 4, beaucoup d’intérêts et d’aspirations communes, du rire et des discussions profondes, de l’écoute et du respect… On a tous·tes très envie que ça se fasse.

Mais en rentrant, Nico et moi regardons la réalité en face : ces montagnes là ne nous font pas rêver. Ça ne sonne pas juste de renoncer à notre rêve pour être près de nos amies : clairement pour nous, c’est les Pyrénées. Quand je suis là-bas, j’ai le cœur qui palpite, le sentiment d’être à la maison, une énergie de dingue. C’est pas le cas en Auvergne. C’est un coup dur car LE truc qui nous fait le plus flipper dans le déménagement à la montagne, c’est d’être isolé·es, de ne connaître personne. Je sens toutes mes peurs se réveiller en réalisant que si on part dans les Pyrénées, c’est que tous·tes les deux.

vivre dans les pyrénées
Nous ce qui nous fait rêver, c’est ça.

Nico continue de développer son activité, je vois le moment où il aura trop de client·es pour oser recommencer ailleurs. De mon côté, le ras-le-bol de la ville atteint des sommets. Je pose la question : « Est-ce que tu as vraiment l’envie et la motivation de partir, ou est-ce qu’en réalité tu veux rester à Bordeaux ? ». Car si on doit rester en Gironde, il va falloir me mettre au vert.

Printemps 2021 : La recherche active

En mars, Nico met fin à sa collaboration avec sa formatrice : tous les feux sont au vert pour les Pyrénées ! On décide dans un premier temps de chercher une maison en location, pour sentir ce qui nous plaît, rencontrer des gens… Avec nos critères « vue sur les montagnes » et « pas à plus de 30/40 minutes d’une ville », on a 3 endroits en tête :

  • les environs de Bagnères-de-Bigorre (65) ;
  • la vallée d’Ossau, en-dessous de Pau (64) ;
  • autour de Prades, entre mer et montagne (66).

On commence les recherches sur Internet : Le Bon Coin, Se Loger, Bien’ici, PAP, Facebook… Il y a très peu d’annonces, encore moins qui correspondent à nos critères. On active nos réseaux qui relaient notre recherche, mais sans succès. Je poste même une annonce sur Le Bon Coin, photo choupie de nous à l’appui.

Clairement, on est pas les seul·es à avoir eu envie de nature avec le confinement : il y a pénurie de logement… Et en plus notre situation (deux indépendant·es + un chien) fait fuir les rares propriétaires qu’on arrive à contacter. On a beau toucher 4 fois le montant du loyer auquel on prétend, avoir un dossier complet et des garants, adresser des e-mails soignés et chaleureux… Ça ne prend pas. (Sérieusement, un CDI et 3 fois le montant du loyer, ça laisse quelle proportion de la population sur le carreau ?)

On se dit qu’il faut provoquer des rencontres, être sur place. Début mai on part se balader dans la vallée d’Ossau. Notre préférence va de plus en plus à ce coin-là, car on a quelques potes à Pau. Durant la semaine on a un gros coup de cœur pour le coin, on trouve même LE village où on aimerait habiter. Mais on est tout juste à la sortie du 3e confinement et il n’y a RIEN sur le marché. On repart charmé·es, mais un peu dépité·es.

déménagement montagne
Lili aussi approuve la vallée d’Ossau.

On recentre donc nos recherches sur ce coin là, et pendant des mois, on cherche, on cherche, on cherche… Mais rien ne se débloque, nos rares pistes ne mènent nulle part.

Juillet 2021 : La trouvaille !

Mi juillet, on reçoit l’appel d’un couple qui a une maison à louer tout près de notre village-cible. La personne a vu notre recherche sur Le Bon Coin et nous épargne l’implacable interrogatoire sur notre situation auquel on est habitué·es. Elle n’a pas de photo à nous envoyer mais la description de la maison correspond à nos critères et le loyer est très abordable. On se dit que c’est un peu louche mais on a envie d’y croire.

On retarde nos vacances prévues dans les Pyrénées-Orientales d’un jour pour aller visiter la maison. In extremis, Nico trouve une autre annonce : l’agence accepte de caler la visite le lendemain. On décale donc nos vacances de 2 jours, en croisant les doigts pour que ça suffise.

La première visite est une grosse déception. Les propriétaires sont adorables mais la maison est sombre, pas du tout bien entretenue et située dans un hameau très à l’écart où le soleil est absent pendant 2 mois l’hiver (joies de la montagne). On a trop les boules : tous nos espoirs sont sur la visite du lendemain.

On se présente donc de bon matin au garde-à-vous, dossier complet sous le bras. La maison est lumineuse, l’intérieur a été refait, on habiterait les étages 1 et 2 mais avec accès au jardin et entrée indépendante. Elle est aussi beaucoup trop grande pour nous, mais le loyer est dans nos prix, et puis c’est pas comme si on avait l’embarras du choix. Il y a vue sur le gave et les montagnes environnantes, c’est situé à 5 minutes à pied de tous les commerces de première nécessité… Et dans le village qu’on avait choisi.

Bref, on a un méga coup de cœur, alors on se bouge le cucul pour rassembler quelques pièces manquantes (quitte à harceler notre propriétaire pour avoir les dernières quittances de loyer) et on boucle notre dossier sur la route des vacances, garé·es sur un parking quelque part en Ariège. L’agence valide notre dossier le lendemain, déménagement prévu le 20 août, dans un peu moins de 4 semaines. Je demande 72 fois à Nico de me pincer, on arrive pas à croire à notre bonheur. Il ne nous reste plus qu’à organiser notre déménagement… Alors qu’on vient de partir en vacances. Un truc que je déconseille formellement pour la paix des familles.

vivre à la montagne

Août 2021 : Le déménagement

On a beau avoir peu de meubles et encore moins d’objets, déménager toute une maison à 3h de chez soi, c’est très cher et un peu compliqué. Nico comme moi, on est des angoissé·es de l’argent, donc on flippe, on se demande si on a pris la bonne décision avec deux activités indépendantes à re-créer dans une vallée de 10 000 habitant·es et pas vraiment d’économies ou de patrimoine pour se retourner en cas de coup dur. On flippe mais on tient bon, avec un coup de pouce financier de nos parents, et leur bras en renfort pour le déménagement.

Après des semaines de stress de « est-ce qu’on va réussir à tout faire à temps, et comment est-ce que tout ça va rentrer dans un camion ? », on arrive enfin en vallée d’Ossau. Je me sens appelée par cet endroit. Les clés de la maison dans les mains, je sens qu’on a pris la bonne décision. Il nous suffit de regarder par la fenêtre les sommets qui nous entourent, ou d’écouter le bruit du gave qui coule au fond du jardin pour savoir que cet endroit est notre nouveau chez-nous.

Les leviers qui nous ont permis de déménager à la montagne

Maintenant que j’ai raconté tout ça, j’ai envie de partager ce que j’identifie comme les leviers de ce choix et de sa concrétisation. Dit autrement : qu’est-ce qui nous a permis de déménager à la montagne pour de vrai, plutôt que de juste en rêver ?

  • Faire de la place à notre désir : Rien de tout ça n’aurait pu se faire si je n’avais pas fait la place et le silence nécessaires pour entendre cette envie. Je ne me suis pas tout de suite demandé : « pourquoi ? et comment ? et est-ce que… ? », j’ai d’abord laissé de l’espace à ce désir là, je l’ai savouré en laissant mon imagination cavaler. Idem pour Nicolas : il lui a fallu un peu plus de temps pour goûter au désir et sentir que c’est un grand « OUI », suffisamment grand pour qu’on y aille malgré les peurs et les doutes.
  • Se poser régulièrement la question de ce qu’on veut : Nous autoriser à rêver et poser clairement nos critères négociables/non-négociables nous a donné beaucoup d’énergie pour la suite. Comme c’est un projet de couple, c’était important qu’on le fasse chacun·e de notre côté, puis ensemble, pour voir si on était vraiment sur la même longueur d’ondes (c’est le cas). Dans les moments difficiles, c’est à notre feuille « maison de rêve » qu’on se raccrochait. On a refait cet exercice régulièrement, pour vérifier où on en était, ce qui nous a permis de poser ce déménagement comme une première étape. C’est pas la maison idéale qu’on habite actuellement, mais déménager dans les Pyrénées, c’est notre premier pas pour avancer vers nos rêves.
  • Lâcher prise : Une fois qu’on savait ce qu’on voulait pour cette première étape, restait à trouver la maison… Or il n’y avait pas grand-chose, ça n’avançait pas… Bref, c’était parfois décourageant. Le challenge c’était de poursuivre activement nos recherches sans être obsédé·es par ça ni se pourrir la vie avec. Ça nous a demandé de lâcher prise, d’avoir foi dans la réalisation de notre projet.
  • Sauter dans l’inconnu : C’est facile de se raconter qu’on veut quelque chose, et puis tout faire pour pas y aller vraiment. Ça a parfois été notre cas : des moments où on freinait des quatre fers, par peur de se sentir seul·es, de dépenser trop d’argent, de pas trouver de client·es là-bas… Tout en étant très frustré·es que ça n’avance pas. Là encore, la clé ça a été de se rebrancher à ce qu’on voulait. Et avec ce désir là, accepter d’aller dans l’inconnu, en ayant confiance dans les opportunités que la vie va nous amener. Lâcher prise je disais ?
habiter dans les pyrénées
Jean-Pierre, notre nouveau pote.

Quitter la ville pour la montagne : et maintenant ?

Ça fait donc un mois et demi qu’on est là. Un déménagement, émotionnellement et énergétiquement ça remue beaucoup, surtout quand on change complètement d’environnement.

Je vis actuellement un grand chambardement à l’intérieur, je suis brassée et fatiguée. Mais je suis aussi très heureuse de mon choix : chaque matin quand j’ouvre les volets, j’hallucine d’être là, je me sens privilégiée.

J’ai le sentiment que je suis ici pour m’enraciner, faire des choses physiques, concrètes. Les premières rencontres que j’ai faites ici vont dans ce sens : en un mois, j’ai parlé à plus de personnes qu’en un an et demi. J’ai eu beaucoup plus envie de m’engager localement, concrètement et collectivement (tiens tiens, il y a un tiers lieux dans mon village très tourné vers le « vivre autrement », qui a besoin de bonnes volontés), de travailler avec mes mains, d’être en relation et d’ouvrir ma maison aux invités.

Fun fact : l’astrologue qui m’a fait mon thème de naissance début 2021 m’avait dit « en août, tu seras comme arrachée à ton terreau initial, pour développer tes racines ailleurs ». J’avais espéré qu’il m’annonçait mon déménagement (apparemment oui, aha !), je ne me doutais pas que ses paroles auraient autant de sens. J’essaie d’accueillir ce qui se présente, sans chercher à anticiper, contrôler, comprendre ou projeter, en restant ouverte et à l’écoute de moi.

quitter la ville pour la montagne
Trop saucées les meufs.

Nico comme moi, on sait clairement que ce logement n’est qu’une étape. Il y a trop d’envies qui germent : des rêves d’autonomie, de permaculture, d’adaptation et de résilience, des formes d’habitat partagé à inventer, des envies d’implication locale, des projets d’accompagner ensemble en plaçant l’épanouissement individuel et collectif au cœur de tout.

Parfois je stresse, je me dis qu’on a 30 ans, qu’il faudrait acheter, tic tac tic tac. Et puis j’y regarde de plus près et je vois que la maison individuelle avec jardin et 2 voitures c’est pas notre rêve, ce serait juste acheter une conformité rassurante, une illusion de sécurité.

Alors, quelle sera la suite ? On se laisse de la place pour que ça émerge… 🙂

Bravo si tu es arrivé·e à la fin de cet article-roman. J’espère qu’il t’a aidé·e, inspiré·e, donné des clés. Dis moi ce que tu en retires, et si tu as des questions, j’y répondrai avec plaisir !

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15 Commentaires

  1. Julie

    Bonjour Anaelle, bravo pour ce magnifique projet que vous avez réussi à concrétiser avec votre amoureux, c’est très inspirant!
    Avec mon mari nous rêvons aussi de quitter notre plat pays belge pour une vie à la montagne, dans la nature vraie… Nous avons la chance de pouvoir profiter des montagnes suisses chaque année pendant les vacances (un grand-père qui a eu l’immense chance de pouvoir investir dans un petit appartement dans le Valais il y a plus de 40 ans), et le départ est toujours un déchirement pour toute notre famille (on a 3 kids de 1, 4 et 7 ans, et un poilu, qui adooorent aussi ces moments privilégiés en pleine nature). Même si ce rêve de s’y installer un jour nous fait vibrer, trop de barrières se lèvent (surtout chez moi, mon mari qui est en reconversion pro pour devenir menuisier aurait plus « facile » à tout lâcher et partir) et le rationnel prend le dessus… Mais qui sait, un jour peut-être la vie nous permettra de nous engager dans cette voix-là 🙂
    Au plaisir de lire la suite de vos aventures montagnardes!

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  2. Chloé

    Bravo d’avoir osé sauter le pas ! Mon compagnon et moi l’avons fait aussi il y a 3 ans, et on ne regrette vraiment pas, on a une qualité de vie extraordinaire. Même si financièrement c’est pas la folie, on trouve notre bonheur dans la nature et le temps passé en famille

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  3. Valériane

    Merci pour ce partage. Je me suis reconnue dans plusieurs phrases ayant déménagé sur la côte espagnole depuis Bruxelles en mai. Un gros changement qui a chamboulé la vie de mon compagnon et moi-même. Comme tu dis, perte de repères et à la fois une expérience incroyable qui nous rend heureux 🙂 Je trouve ça enrichissant de partager sur le sujet ! J’ai d’ailleurs aussi écrit un article sur le sujet 🙂

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  4. Combes Francoise

    Bonjour Anaëlle, je vous lis depuis longtemps.., depuis vos débuts je pense. J’ai toujours apprécié vos travaux, vos avancées et vos partages. Je réalise que je ressens pour vous de l’affection, c’est sans doute dû au fait que vous avez l’âge de ma fille mais c’est surtout pour la belle personne que vous êtes et toutes ces bonnes et belle choses que vous entreprenez. Bravo à vous, cette nouvelle vie va vous combler. Respirer l’air pur et profiter tous les jours de la beauté des paysages c’est déjà tout un programme
    Ps : j:ai toujours eu des cockers dans ma vie ❤️ La votre est superbe.
    Bien à vous

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    • Anaelle

      Ohlala Françoise, vos mots me touchent en plein cœur. Merci.

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  5. Flore

    Je note d’aller se promener là où on voudrait habiter, souvent, pour sentir les lieux.
    Et ne pas sous-estimer l’envie de voir des gens… regarder le côté social du lieu.

    Pour nous il va sûrement falloir attendre le départ de nos enfants (à moins qu’on leur impose de choisir entre leurs parents et de quitter copains et collège …), mais je reste en lien avec mon envie et mon rêve.

    Parfois je ronge mon frein… c’est long. J’en ai marre de la petite ville. Le plus jeune de nos grands a 10 ans, alors il se peut qu’on doive attendre 8 ans encore. En même temps, ça nous éviterait d’acheter une maison avec 7 pièces donc une petite fortune…

    Peut-être juste lâcher prise: impossible ne fait plus partie de mon vocabulaire. Qui sait ce qui se produira dans les années à venir ?

    Et puis avoir le temps un avantage : maturer son rêve, et aussi développer suffisamment mon activité pour financer tout ça.

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    • Anaelle

      Ce qui me vient, c’est qu’on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise ou d’une belle opportunité. En tout cas je te le souhaite !

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  6. danielle mabilat

    Juste un petit commentaire d’une très vieille dame qui elle a changé plusieurs fois de vie et qui se retrouve à Orléans … parce que ses deux fils habite en région parisienne …
    et qui venait du Sud …
    et qui, le soir, pour arriver à dormir – regarde toujours un film pour s’occuper l’esprit …. Elle vous conseille – vous qui aimez la montagne – la série Alex Hugo (magnifiques paysages, ruralité dans les alpages du Sud …. et bonne réalisation).

    Les paysages sont magnifiques.

    Merci pour ce debut d’aventure dans les Pyrénées, nous attendons la suite …. D.M

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    • Anaelle

      Merci pour cette recommandation Danielle !

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  7. Fanny

    Trop bien, ça me donne envie d’aller explorer mon envie de déracinement/enracinement à moi (enfin c’était prévu mais le confinement a contrecarré mes plans). Je sens que j’appartiens à un autre endroit, c’est très bizarre.
    Bon et je veux bien la réf de l’astrologue. :p
    Bon kiff dans les montagnes.

    Réponse
    • Anaelle

      Ah yes, je t’envoie le contact, ce mec est incroyable 😀

      Réponse
      • Jenny

        Mais oui, envoie le nom du petit monsieur…

      • Anaelle

        Je te l’ai pas déjà donné ?

  8. Virginie

    J’avais hâte d’en lire plus sur ce projet de déménagement. Mon chéri et moi avons pris quelques jours de vacances à Campan au mois d’août justement ! Même émerveillement pour nous et l’émergence de questions sur notre futur lieu de vie aussi. Y’a un truc avec les Pyrénées faut croire hein XD
    C’est difficile d’être tiraillés entre volontés profondes, valeurs et croyances détachées du cadre social habituel et besoin de sécurité financière. C’est vraiment frustrant parfois.
    Mais c’est super de lire votre parcours en tout cas. Ça aide vraiment, ça donne des idées, et même, ça rassure!

    Réponse
    • Anaelle

      Oui, Campan c’est magnifique !! On a préféré l’Ossau car la vallée de Campan peut apparemment vite être bloquée par la neige. Mais je ne ferme pas la porte à vivre dans le coin un jour… Bonne émergence de projet alors 😉

      Réponse

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