26 octobre 2022

Ne jamais abandonner… ? Mais quelle connerie

Ça fait quelques années que je pratique la course à pied et le trail en montagne. Et l’un des trucs que j’ai entendu le plus souvent depuis que j’ai débuté ces sports, c’est : « L’essentiel, c’est de finir ».

C’est un peu la phrase bateau pour consoler quelqu’un qui n’a pas fait la performance espérée, ou qui trouve que son niveau n’est pas terrible.

L’essentiel, c’est de finir.

Et plus j’y pense et plus je me demande : mais pourquoi, au fait ?

Pourquoi est-ce que l’essentiel serait de finir, et pourquoi est-ce que ça passerait avant tout le reste ? (Au hasard : expérimenter, profiter, apprendre… Ou tout autre verbe de votre choix.)

C’est quoi l’enjeu derrière « finir » ? Et qu’est-ce que ça dit de nous, si on ne finit pas ?

Dans ce nouvel audio, j’explore ce qu’il y a derrière l’idée de « ne jamais abandonner ». (Bon, je t’ai un peu spoilé·e avec le titre : c’est pas franchement un truc auquel j’adhère 😅.)

🎧 Il ne faut jamais abandonner… Ou peut-être que si, en fait.

Découvre cet audio ici ou télécharge le pour l’écouter sur l’appareil de ton choix 👇

Le plan de l’audio :

Abandonner, le déshonneur social

  • Dans l’inconscient collectif, ne pas terminer = échouer
  • On juge durement ceux·celles qui abandonnent
  • La faute aux petites phrases qu’on martèle sans y penser…

Et si abandonner était la bonne décision ?

  • Refuser d’abandonner… Par peur des répercussions
  • Mes deux meilleures décisions d’abandon

Savoir quand persévérer et quand stopper

  • Une limite à sentir en soi
  • Dé-dramatiser l’abandon
  • Étendre le « permis d’abandonner » autour de soi


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Photo à la une : Richard Lee sur Unsplash

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3 Commentaires
  1. Marianne

    Bon alors je me lance ! J’ai envie de répondre à une question qui n’est pas posée. La question c’est : « As-tu abandonné une activité car tu savais que ce n’était plus le bon chemin pour toi à cet instant T, et aujourd’hui tu ressens une envie de reprendre cette activité ? Si oui, qu’est ce que ça t’apprend sur toi ? »
    Oui la question est mal formulée mais ce que j’écris est brouillon et sort tout seul. J’ai envie de dire « suivons nos envies, que ça soit pour arrêter une activité ou pour la reprendre un beau jour. Point barre ! » J’aimerais arrêter de me prendre la tête et vivre l’instant, lancer une activité pro sur cette envie sans stresser pour savoir si je suis normale, si c’est bien, s’il le « faut » etc

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  2. Charlotte

    J’ai décidé de faire un trek en Suede alors que je n’en avais jamais fait ever. En bonne forme physique, je me suis dis que cela irait mais au bout de 4 jours, j’avais des ampoules de chaque coté du pieds donc la poser par terre faisait mal ….
    J’avais fait une rando et un petit trek quelques jours avant mais mon corps n’a pas eu le temps de se reposer du coup, j’ai abandonné le trek un peu après la moitié.
    Je suis déçue de ne pas pu avoir fini mais je sais que c’était la meilleure chose à faire parce que j’avais mal et la solitude etait aussi un peu pesante donc j’ai relativisé même si ce n’est pas simple.

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    • Manu

      Accepter d’abandonner, c’est aussi savoir se remettre en question, reconnaître ses torts, ne pas persévérer dans l’erreur, c’est savoir s’extraire du biais cognitif d’engagement / de cohérence de Cialdini, c’est savoir faire preuve d’humilité, d’honnêteté, et de résilience intellectuelle, un des rares moyens de prendre du recul, de faire progresser ses propres réflexions en les remettant en perspective, et d’identifier ses propres fausses croyances.

      Réponse
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