De la surconsommation à un mode de vie minimaliste : c’est en cours !

Temps de lecture : 3 minutes

À l’approche de Noël et en cette veille de Black Friday, quelques réflexions me viennent sur nos comportements de consommation. Je ne sais pas de quand date l’incruste de ce « vendredi noir » en France, mais depuis une semaine, ma boîte mail le vomit.

Cet article, c’est l’occasion de vous expliquer comment j’apprends, année après année, à consommer moins et mieux. Et de vous raconter la satisfaction que j’en retire.

Surconsommation : quand acheter rend malheureux

Une fois n’est pas coutume, je commence par une anecdote. Quand j’étais étudiante à Paris, je travaillais à temps partiel comme vendeuse dans une boutique de prêt-à-porter. Autant dire à l’Île de la Tentation.

Sauf que personne ne portait de chapeau ringos.

Que des marques sublimes (et trop chères pour moi.) Je passais mes weekends dans un magasin où je voulais tout acheter. Et ça tombait bien, car en tant qu’employée j’avais -50% sur tout. L’hystérie. Chaque mois, je dépensais un tiers voire la moitié de mon (maigre) salaire dans le magasin. Jeans, chaussures, chemises, pulls, ceintures… Tout y passait. Toute la semaine, je pensais aux fringues que j’allais m’acheter le week-end suivant.

Je n’ai travaillé que six mois dans cette boutique, et pourtant elle m’a suivie très longtemps. J’en ai gardé une addiction au shopping dont j’ai eu du mal à me débarrasser. Je passais mon temps sur des sites Internet à guetter les nouvelles collections, les promotions, les bons plans. Je connaissais toutes les marques et tous les modèles. Mon copain était sidéré. On avait beau me complimenter souvent sur mes vêtements… Il m’en fallait toujours de nouveaux.

Heureusement, j’ai décroché un premier job extrêmement prenant qui ne me laissait plus le temps de faire du shopping. Quelques mois plus tard, j’ai compris que je ne m’en portais pas plus mal. Et même franchement mieux : j’étais moins agitée, moins anxieuse. Plus apaisée.

C’est là que j’ai commencé à réfléchir.

D’une moindre consommation… au minimalisme ?

Adieu shopping : du temps retrouvé pour autre chose

À Bordeaux, un coup d’oeil à la rue Sainte-Catherine noire de monde en permanence (mais que fait la police ??) élimine déjà le shopping comme potentielle occupation du week-end. Ça tombe bien, il y a plein d’autres choses à faire : un repas avec des amis, des lectures, du sport, un ciné, des balades. Ce que vous voulez.

Impossible de résister à ce renard trop kawaï.

Mais le problème aujourd’hui, c’est que si tu ne vas pas dans les magasins… Les magasins viennent quand même à toi. Sous la forme de newsletters intempestives, en l’occurence. Pour s’en débarrasser une bonne fois pour toute : Cleanfox 🦊 bien sûr ! Cette appli géniale permet de se désabonner de tout en quelques clics, pour une vraie boîte mail minimaliste 😉

Bref, la surconsommation n’est pas qu’un problème d’accro au shopping. Caddies qui débordent de bouffe, gadgets électroniques, mais aussi suremballage, gaspillage, obsolescence programmée… Les problématiques sont nombreuses, et nous sommes tous concernés.

Quand consommer moins ne passe pas bien

Si vous me suivez depuis quelques temps, vous savez que je ne fais plus mes courses au supermarché. Croyez-moi, on se déshabitue vite des néons. Je fuis les grandes surfaces pour les magasins de proximité où je ne me perds pas dans les rayons. Et pas seulement pour l’alimentaire : je préfère aussi les enseignes humaines pour mes (rares) achats de vêtements et d’objets divers.

Si ma penderie est encore bien trop pleine (j’essaie toutefois de la vider en vendant sur Vinted ou en faisant des dons au Relais, à Emmaüs…), mon frigo est souvent « vide ». Enfin, d’après les potes qui viennent chez moi. En vérité, j’ai ce qu’il faut pour la semaine : quand je fais les courses, j’ai ma liste et je m’y tiens. Résultat (des courses, donc) : je ne jette jamais de nourriture. Je mange tout, et le rab part au congel pour les soirs de flemme. Ou pour les potes qui débarquent à l’improviste et qui démontent le flan aux courgettes sorti du congel. Héhé.

Je comprends que ce « frigo minimaliste » surprenne : avec 50 ans de consumérisme derrière nous, on a pris l’habitude d’acheter tout ce dont nous POURRIONS avoir besoin. Vous allez me dire « oui mais les réserves c’est utile en cas de… si jamais… » Bien sûr. Sauf que ces « cas de » sont finalement très rares. Pour une guerre nucléaire, je dis pas, mais comme il n’est pas dit que vous y surviviez de toute façon, laissez tomber.

Consommer mieux, le début d’un long chemin

Quand on commence à acheter moins pour acheter mieux, c’est comme mettre le doigt dans un engrenage. Progressivement, on se met à questionner tout ce qu’on fait.

Certains trouveront ça prise de tête, et soyons clairs, ça l’est. Mais c’est aussi plus satisfaisant : pour chaque achat, je réfléchis, je compare, je demande des conseils. J’ai le temps de vraiment éprouver un besoin ou une envie, et quand je passe à l’acte, je suis sûre de moi. J’ai désiré l’objet et par la suite, je m’en sers réellement.

Enfin, en théorie… Car en pratique, je fais encore parfois des achats que je regrette après. Eh oui, consommer mieux, c’est un « work in progress » permanent, cf. le titre de l’article 🙂

Vers un mode de vie minimaliste ?

Je vous ai parlé d’anxiété, plus haut. Car s’il y a bien une chose que j’ai notée, c’est que passé un certain seuil (et ce seuil dépend sans doute de chacun), consommer n’est plus source de satisfaction mais de frustration. (Un peu comme quand on se masturbe trop.) (Ok, pardon pour ça.) On en vient à l’accumulation, à l’encombrement physique… et aussi mental.

Certains m’objecteront peut-être (à raison) que sur ce blog, je pousse parfois à l’achat, en recommandant des produits. C’est tout à fait vrai. Ce sont même des liens d’affiliation pour certains, parce que bloguer demande du temps et que ce temps empiète parfois sur ma vie pro. Mais je ne le fais que pour des produits testés, approuvés et véritablement utiles. Sauf si vous comptez vous passer de savon, de dentifrice, de produits nettoyants ou de crème solaire bien sûr.

Pour aller plus loin sur le minimalisme

Plus j’en apprends sur le minimalisme, et plus j’ai envie de m’en inspirer au quotidien. Mieux choisir ses objets, et ne garder chez soi que ceux que l’on trouve utiles ou qui nous procurent une émotion positive : n’est-ce pas une belle manière de faire du tri chez soi ?

Si vous voulez en savoir plus sur le mode de vie minimaliste et par où commencer, je vous invite à lire ma contribution sur le très beau site Greenmoods ⤵

Mon article sur Greenmoods, une plateforme entre blog et magazine créée par Aurélie, qui vise à inspirer des modes de vie éco-friendly 💚

Noël approchant, je vous prépare un dossier sur des fêtes de fin d’années allégées : comment acheter moins mais mieux, aussi bien ses cadeaux que ses décorations, emballages, nourriture et boissons ?

À suivre… 😉

En attendant, n’hésitez pas à partager vos astuces ou vos réflexions pour dire adieu à la surconsommation !

4 commentaires

  1. Camille Répondre

    Sinon une bonne solution pour vivre dans le minimalisme : voyager! Débarquer dans un pays avec pas grand chose, se dire qu’on est pas sûr de rester, du coup ne rien acheter sauf 2/3 plantes pour égayer son meublé. Ça marche du tonnerre! Même nos bougies sont faites maison !

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